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Hellgate

London

05.11.2007
Nous sommes le mardi 31 octobre 2007. J’ai de la chance, le facteur a déposé le paquet que j’attendais depuis longtemps juste à temps. Plus que 8 heures jusqu’à ce que je me jette au cœur de l’action. Je rentre à la maison vers 17h. Mes mains sont moites quand je déchire le papier cellophane de l’emballage. Bien sûr, j’insère immédiatement le DVD et j’installe le jeu. « Chéri, le dîner est prêt », résonne de la cuisine. « Hmm, j’arrive, » Je réponds, l’air quelque peu absent :

 

Presque deux heures plus tard, ma moitié arrive dans la pièce sombre. Elle dit sèchement qu’elle va se coucher. Le ragoût qu’elle a cuisiné pour moi est maintenant froid. Il en reste un peu pour moi en bas. Mais, pour le moment, rien ne m’importe. Je fixe mon écran avec raideur et j’oublie tout le reste autour de moi.

 

Il y a plusieurs raisons à cela. D’une part, HellGate : London, me captive. Mon ancienne obsession de Diablo m’a repris dans ses griffes. La recherche de meilleurs objets pour mon héroïque Templier, les Cabalistes mystiques ou mes Chasseurs haute technologie me fait passer de niveau en niveau. D’autre part, je suis un peu déçu par HellGate : London. Je ne suis pas habitué à ce que les développeurs de Diablo m’envoient dans des missions mauvaises ou ennuyeuses. HellGate : London en a plein. Pendant cinq minutes, je frappe continuellement sur un appareil ennemi, sans qu’aucun mal ne m’arrive. Je me demande à quoi cela sert. Les missions secondaires consistent principalement à « tuer tant de monstres de type X et à revenir à moi. » Même les « missions secondaires » dans HellGate : London prennent une signification différente que celle suggérée par leur nom. Si vous suivez l’histoire de façon linéaire, les missions principales sont presque impossibles à résoudre, parce que votre propre avatar est trop faible, même si vous l’avez bien pourvu. C’est pourquoi je passe des heures à tabasser de stupides monstres. Les éléments fondamentaux des missions secondaires auraient été très bons. Un petit garçon par exemple, vous demande de lui ramener sa prothèse de jambe (qui a été volée par un démon). C’est motivant. C’est amusant. J’en veux encore plus.

 

Il y a toutefois un côté positif à massacrer tous ces monstres. Les adversaires tués laissent constamment tomber de nouveaux objets, que ce soit une épée, une nouvelle armure ou des articles variés qui peuvent être utilisés pour modifier vos armes. Ces objets peuvent être vendus à des vendeurs en échange d'argent du jeu (Palladium), désassemblés en leurs composants individuels, ou utilisés pour customiser votre propre personnage. Chaque objet sélectionné influence le mérite de votre personnage. C’est pourquoi, il est très important pour vous de sélectionner lequel des quatre mérites (précision, force, endurance, pouvoir de volonté), recevra les cinq points que vous souhaitez attribuer avec sagesse (l’un d’eux peut être passé au niveau suivant). Vous serez récompensé d’un point de compétence pour chaque niveau obtenu, que vous pourrez appliquer à l’Arbre à compétences pour obtenir soit de la nouvelle magie, pour apprendre de nouvelles tactiques d’attaque, ou pour améliorer celles avec lesquelles vous êtes déjà familier. Tout cela est nécessaire pour explorer le monde de Hellgate : London.

 

Il est en fait très grand. Je dois donc voyager avec mes héros d’une station de métro à une autre. Station de métro ? C’est correct ! Après que les démons aient envahi Londres, ceux qui ont réussi à survivre ont cherché refuge dans le large réseau du métro de la métropole anglaise. De là, ils coordonnent leur bataille contre le sous-monde. Ces stations fonctionnent comme des « cités » ce qui est une caractéristique commune aux jeux de rôle. Vous pouvez y faire des achats et souvent trouver de nouvelles missions. Des portails futuristes vous catapultent dans le morne monde de HellGate : London. Morne ? Oui, malheureusement c’est le cas. A part les stations, HellGate : London consiste en cinq séries austères de graphismes. Le moteur de HellGate utilise des éléments des séries pour créer des niveaux dynamiques mais c’est à peine remarquable puisque les éléments des séries restent toujours les mêmes. Vous avez toujours l’impression d’être au même endroit. Dommage ! « L’ atmosphère ennuyeuse » ne fait que s’accentuer par le fait que les types d’adversaires sont aussi loin d’être particulièrement variés. Vous vous battez contre les mêmes hordes de méchants encore et encore. En dehors des critiques mentionnées ci-dessus, HellGate a aussi un méchant bogue assez notable. A plusieurs occasions, à cause d’une détection de collision défaillante, mon personnage s’est retrouvé coincé entre des objets. C’est énervant car même s’il n’y a pas d’adversaires qui rôdent autour, je passe dans le royaume des morts et je dois sortir de mon jeu actuel et recharger. Par conséquent, non seulement toutes les méchants sont encore une fois à votre niveau actuel, mais les cartes sont aussi recombinées. Cela peut s’avérer parfois très frustrant.
MS
 
 
Bilan
Toutes ces critiques risquent de faire penser au lecteur que HellGate : London est un jeu médiocre, ou même mauvais. Mais ce n’est pas le cas. Malgré son côté morne et les missions secondaires médiocres, HellGate : London m’a captivé de la première minute à la dernière. Je vais juste avancer d’un niveau de plus et j’arrêterai pour la journée. C’est sûr. Mais je viens d’obtenir une nouvelle mission qui me récompensera finalement d’une meilleure épée. J’exécute rapidement cette tâche. C’est risible. Oh, il y a une autre faille vers l’enfer. Je vais le faire aussi quand je passe devant. C’est sur mon chemin. « Chéri, mes parents viennent nous rendre visite. Ils seront là d’une minute à l’autre ; vite, saute sous la douche, » j’entends venant du salon. « Hmm, je le fais tout de suite, » Je réponds. Je n’ai jamais vraiment aimé ses parents de toute façon…
Infobox
Producteur Flagship Studios Nombre de joueurs 1000+
Editeur Electronic Arts Âge recommandé 16+
Genre Action-RPG http://www.hellgatelondon.com/